dimanche 1 mars 2009
Militantisme pour les nuls
Une forme d´engagement, de découverte illusoire d'une conscience de soi est le militantisme salvateur. C'est une forme de terrorisme intellectuel qui crée des liens de dépendance chez le militant une fois qu'il a "compris"que sa "survie" dépend des engagements prônés par les médias. Tout non croyant est un péril pour les militants et il doit être raillé, critiqué, jugé pour l'amener à culpabiliser sur son inconscience.
Anti-tabac, anti-voiture, anti-tout alimentent un brouhaha critique continuel mais produisent peu d'actions réellement efficaces, hormis le spectacle pitoyable de leur intolérance. Le lavage de cerveau médiatique produit chez eux un extrémisme creux et borné incapable de concilier les intérêts divergents, la seule méthode pour arriver à des résultats utiles. Le dialogue étant coupé avec les hérétiques, il ne restera plus aux intéressés qu'à se réfugier dans une tour d'ivoire d'intolérance bâtie sur un savoir de supermarché, se résumant en général à un concept basique navrant de naïveté et d'ignorance.
Pour illustrer ce propos de manière tragi-comique on peut analyser la dernière fadaise à la mode du politiquement correct , à savoir la chasse aux fumeurs sous le prétexte des risques de cancer supposés liés au tabagisme passif.
Depuis 1945, les grandes puissances ont effectué plus de deux mille explosions nucléaires dont plus de la moitié à l' air libre, plus de 650 Hiroshima au crédit de la France dans les seuls atolls de Polynésie, plus de 100.000 tonnes de déchets nucléaires immergés dans l'Océan Atlantique. Pour résumer des milliards de particules radioactives qui retombent comme une pluie invisible et vont continuer leur tuerie aveugle pendant quelques centaines d'années au gré des vents et toujours au top de leur potentiel d irradiation
Durant la période 1945-2000, les taux de cancer du poumon ont augmenté de 1200% pendant que le nombre de fumeurs diminuait de 50%. Ces chiffres démasquent sans appel le mensonge odieux qui attribue 90% des cancers du poumon au tabac. IL est évidemment plus facile aux dirigeants de culpabiliser les fumeurs que d'admettre qu'ils jouent aux apprentis sorciers avec le nucléaire et qu' ils se moquent bien des effets collatéraux sur la population.
Contamine à la manière d'une roulette russe est l'air que nous respirons, l' eau que nous buvons, les aliments que nous mangeons et ce pour des centaines d'années. On ajoutera peut-être un jour cet l'avertissement sur les paquets de cigarette pour finir de terroriser les gens
RESPIREZ AVEC MODÉRATION, L AIR DE LA PLANÈTE TUE !
Les politiques se moquent vraiment bien des "pauv' cons" en surtaxant les cigarettes sous prétexte de santé publique quand nous respirons en permanence les goudrons des diesels, la pollution généralisée de centaines de produits chimiques dont plus des 3/4 n'ont jamais été testé sur la santé, quand une seule particule radioactive tombée dans votre verre déclenchera sans appel un cancer terminal. La probabilité que cela arrive est supposée minime mais qui n'a pourtant pas eu un proche emporté de manière foudroyante par un cancer ? Il serait peut être temps de se réveiller et de se mobiliser contre le lobby militaro-industriel du nucléaire comme tente de le faire GreenPeace plutôt que d'insulter le fumeur à la terrasse d'un café. Mais il est vrai qu' en sa faveur le nucléaire n a pas d'odeur a la différence d'une cigarette.
Les prochaines fadaises sont l'inquiétude face aux pets des vaches qui parait-ils contribuent gravement à l' effet de serre, les feux de cheminée et barbecues mais rien à signaler du coté de l' énergie nucléaire ou des centaines de millions de voitures et camions de livraison qui n' arrêtent jamais leur moteur dans les embouteillages quand un dispositif de démarreur automatique start-stop peut s'adapter aux véhicules anciens pour économiser tout de suite 15% des émissions toxiques et jusqu'à 25% dans les embouteillages permanents des grandes agglomérations urbaines.
La guerre
Avez vous vu le film "300" qui dépeint à la manière d'une bande dessinée la défense héroïque de la Grèce contre l'invasion des Perses de Xerxes ? La formidable machine à tuer de 300 Spartiates "bodybuildés" défendant le défilé des Thermophiles y apparaît comme une image idéalisée et mystique de la guerre avec les bons qui dépècent à grand renfort d'hémoglobine les méchants. Sublime, grandiose, émouvant diront certains. Pourtant comment une telle boucherie peut-elle justifier l' ivresse évidente de tuer qui transpire tout au long du film ?
Avez vous vu sur Internet les vidéos de soldats américains descendant comme des lapins des civils innocents en Irak ? Avec vous entendu les cris de bêtes sauvages que ces habitués de jeux vidéo poussent chaque fois qu'ils font mouche ? C'est un spectacle tout simplement à vomir. Comment peut on trouver des jeunes dans une société saine prêts a se livrer à une telle barbarie. Études ratées, peur du chômage ou de délinquance, famille absente ? Prêts à assumer pour toujours le prix du sang versé contre quelques poignées de dollars comme les mercenaires de Xerxes. Les femmes qui vendent leur corps pour donner du plaisir sont des putes mais les hommes qui vendent leur âme au diable pour donner la mort sont des héros. Simple différence de perception machiste.
Quelles raisons peuvent donner les engagés volontaires pour justifier leur adhésion ces boucheries sinon une tentative désespérée d'insertion dans la société ? Quel avenir auront ces jeunes que l'on envoie vivre ce délire psychotique où l'on finit par tuer tout ce qui bouge pour sauver sa peau et revenir en héros que la patrie reconnaissante médaillera. Les vétérans du Vietnam en sont un bon exemple qui quand ils ne sont pas suivis psychiatriquement s'adonnent souvent au trafic de drogues ou d'armes. Quel support peut on donner aux politiques qui utilisent les couches défavorisées de la population comme machine à tuer quand ce n'est pas chair à canon ? Quel respect donner à ces cinéastes qui idéalisent le culte de la violence et sans le savoir (?) cautionnent le lobby militaro-industriel ?
De toute façon quelle chance de survivre ont ces post-pubéres qui croient en avoir ... face à un sniper invisible ou à des talibans en embuscade enterrés dans le sable ? Peu à moins de 100 contre 1. Les uns sont des enfants blafards de la société de la consommation, sans autre valeur morale que l'obéissance aveugle aux ordres d'un supérieur qui veut transmettre des résultats à sa hiérarchie. Les autres sont de vrais guerriers, comme les Spartiates, pour qui la mort n'est qu'une étape de leur vie. Les uns vivent dans la peur dans un territoire hostile, les autres sont des anges de la mort à la pureté spirituelle sans faille. Alors rien de plus facile pour eux que d'actionner, dans la plus grande sérénité, le contact du gilet bourré d'explosifs. L'extase mystique suprême du guerrier ! Mourir pour vaincre les forces du mal et récolter une immortalité garantie.
Combien de meurtriers galonnés en liberté avons nous dans nos sociétés ? Quand la guerre ne peut plus se justifier sur le territoire national on invente de bonnes raisons pour perpétrer cette barbarie archaïque hors de nos frontières. Mais tout le monde n'est pas perdant ! Les hauts gradés en fin de carrière deviennent parfois V.R.P. pour les industries d'armement, distribuant et encaissant de grasses commissions occultes . Il est vrai que même dégoulinant de sang l'argent n a pas d odeur.
Arrêtons d'exalter les vertus guerrières et considérons les à leur juste valeur : un retour à nos vils instincts ancestraux de prédateur pour qui tuer était une nécessité liée à la survie de l'espèce. Nous en sommes pourtant bien loin aujourd'hui. Il serait pourtant facile d'encourager la non-violence à l'école et de limiter la violence gratuite sur les écrans sans pour autant tomber dans la niaiserie de la répression ou la censure. Rééduquer une société dont la conscience collective est de plus en plus distancée des avancées du progrès qui lui ont volé sa conscience et sa capacité à l'autodétermination.
Avez vous vu sur Internet les vidéos de soldats américains descendant comme des lapins des civils innocents en Irak ? Avec vous entendu les cris de bêtes sauvages que ces habitués de jeux vidéo poussent chaque fois qu'ils font mouche ? C'est un spectacle tout simplement à vomir. Comment peut on trouver des jeunes dans une société saine prêts a se livrer à une telle barbarie. Études ratées, peur du chômage ou de délinquance, famille absente ? Prêts à assumer pour toujours le prix du sang versé contre quelques poignées de dollars comme les mercenaires de Xerxes. Les femmes qui vendent leur corps pour donner du plaisir sont des putes mais les hommes qui vendent leur âme au diable pour donner la mort sont des héros. Simple différence de perception machiste.
Quelles raisons peuvent donner les engagés volontaires pour justifier leur adhésion ces boucheries sinon une tentative désespérée d'insertion dans la société ? Quel avenir auront ces jeunes que l'on envoie vivre ce délire psychotique où l'on finit par tuer tout ce qui bouge pour sauver sa peau et revenir en héros que la patrie reconnaissante médaillera. Les vétérans du Vietnam en sont un bon exemple qui quand ils ne sont pas suivis psychiatriquement s'adonnent souvent au trafic de drogues ou d'armes. Quel support peut on donner aux politiques qui utilisent les couches défavorisées de la population comme machine à tuer quand ce n'est pas chair à canon ? Quel respect donner à ces cinéastes qui idéalisent le culte de la violence et sans le savoir (?) cautionnent le lobby militaro-industriel ?
De toute façon quelle chance de survivre ont ces post-pubéres qui croient en avoir ... face à un sniper invisible ou à des talibans en embuscade enterrés dans le sable ? Peu à moins de 100 contre 1. Les uns sont des enfants blafards de la société de la consommation, sans autre valeur morale que l'obéissance aveugle aux ordres d'un supérieur qui veut transmettre des résultats à sa hiérarchie. Les autres sont de vrais guerriers, comme les Spartiates, pour qui la mort n'est qu'une étape de leur vie. Les uns vivent dans la peur dans un territoire hostile, les autres sont des anges de la mort à la pureté spirituelle sans faille. Alors rien de plus facile pour eux que d'actionner, dans la plus grande sérénité, le contact du gilet bourré d'explosifs. L'extase mystique suprême du guerrier ! Mourir pour vaincre les forces du mal et récolter une immortalité garantie.
Combien de meurtriers galonnés en liberté avons nous dans nos sociétés ? Quand la guerre ne peut plus se justifier sur le territoire national on invente de bonnes raisons pour perpétrer cette barbarie archaïque hors de nos frontières. Mais tout le monde n'est pas perdant ! Les hauts gradés en fin de carrière deviennent parfois V.R.P. pour les industries d'armement, distribuant et encaissant de grasses commissions occultes . Il est vrai que même dégoulinant de sang l'argent n a pas d odeur.
Arrêtons d'exalter les vertus guerrières et considérons les à leur juste valeur : un retour à nos vils instincts ancestraux de prédateur pour qui tuer était une nécessité liée à la survie de l'espèce. Nous en sommes pourtant bien loin aujourd'hui. Il serait pourtant facile d'encourager la non-violence à l'école et de limiter la violence gratuite sur les écrans sans pour autant tomber dans la niaiserie de la répression ou la censure. Rééduquer une société dont la conscience collective est de plus en plus distancée des avancées du progrès qui lui ont volé sa conscience et sa capacité à l'autodétermination.
Le miroir brisé ...
L'évolution morale de l'homme n'est pas linéaire au cours de sa vie. Il peut exister des progressions lentes comme le bon vin, des prédispositions innées ou héritées, des régressions, des échecs ou une stabilité dans le médiocre.
Dès l'âge de raison, les modèles sociaux dominants véhiculés entre autres par les séries télévisées destinées aux adolescents mettent en échec le libre arbitre, la liberté de penser de manière autonome. L'importance du paraître est mise en exergue et favorise plus un mimétisme de groupe avec des modéles médiatisés que la construction d'une individualité unique basée sur des valeurs morales choisies et assumées.
La notion du bien est concurrencée en permanence par la notion de résultat dans une société basée sur la compétitivité et dont l'étalon de mesure est la réussite sociale. La taille de la voiture, de la maison, le nombre d'amis, les destinations et fréquences des vacances, l'habillement, les hobbies sont devenus les mesures de la réussite d'une vie.
Les choix d' études ou de carrière se font de moins en moins par vocation ou pour être utile à la société, mais en fonction du gain financier ou de la sécurité escomptée. L'explosion du nombre d'écoles de commerce ou le refuge dans la fonction publique en est un des témoins. La motivation primaire est de ne pas devenir un perdant dans une société où les bons sentiments ne font pas bon ménage avec les exigences de résultat.
Dans le couple, ces notions de résultat s'expriment en potentiel de bonheur immédiat et peuvent prendre le pas sur l'amour, la stabilité et le devoir. Au bout d'une dizaine d'années les couples se lassent et s'éloignent sans réellement évaluer le préjudice psychologique infligé aux enfants.
Le jour où la discorde, le chômage ou la maladie s'ajoutera à la lassitude le nid familial explosera moyennant une pension alimentaire que l'homme pourra oublier de payer parfois face au chantage de la remplaçante. L'éconduite devra jongler entre les enfants, sa subsistance et son équilibre psychique. Elle ne cherchera plus alors le reflet narcissique d'elle-même comme la première fois mais de préférence l'amour tranquille d'un père de substitution à la fois pour elle et pour ses enfants.
Les enfants réutiliseront les modèles de leur vécu. L'explosion des divorces le montre bien. Le couple est aujourd'hui accepté socialement comme une entité potentiellement transitoire qui peut exploser à tout instant et avaliser sans scrupule les dommages potentiels causés aux enfants victimes de l'inconstance des parents. On n'essaye plus de réparer ce qui est usé, on préfére jeter ce qui ne correspond plus à l'illusion du bonheur escompté.
Les miroirs ne sont plus utilisés pour vérifier l'état de son âme mais servent seulement à polir l'image narcissique de soi que l'on désire projeter à la face du monde. Comme l'a si bien dit Cocteau: Les miroirs devraient réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images.
Dès l'âge de raison, les modèles sociaux dominants véhiculés entre autres par les séries télévisées destinées aux adolescents mettent en échec le libre arbitre, la liberté de penser de manière autonome. L'importance du paraître est mise en exergue et favorise plus un mimétisme de groupe avec des modéles médiatisés que la construction d'une individualité unique basée sur des valeurs morales choisies et assumées.
La notion du bien est concurrencée en permanence par la notion de résultat dans une société basée sur la compétitivité et dont l'étalon de mesure est la réussite sociale. La taille de la voiture, de la maison, le nombre d'amis, les destinations et fréquences des vacances, l'habillement, les hobbies sont devenus les mesures de la réussite d'une vie.
Les choix d' études ou de carrière se font de moins en moins par vocation ou pour être utile à la société, mais en fonction du gain financier ou de la sécurité escomptée. L'explosion du nombre d'écoles de commerce ou le refuge dans la fonction publique en est un des témoins. La motivation primaire est de ne pas devenir un perdant dans une société où les bons sentiments ne font pas bon ménage avec les exigences de résultat.
Dans le couple, ces notions de résultat s'expriment en potentiel de bonheur immédiat et peuvent prendre le pas sur l'amour, la stabilité et le devoir. Au bout d'une dizaine d'années les couples se lassent et s'éloignent sans réellement évaluer le préjudice psychologique infligé aux enfants.
Le jour où la discorde, le chômage ou la maladie s'ajoutera à la lassitude le nid familial explosera moyennant une pension alimentaire que l'homme pourra oublier de payer parfois face au chantage de la remplaçante. L'éconduite devra jongler entre les enfants, sa subsistance et son équilibre psychique. Elle ne cherchera plus alors le reflet narcissique d'elle-même comme la première fois mais de préférence l'amour tranquille d'un père de substitution à la fois pour elle et pour ses enfants.
Les enfants réutiliseront les modèles de leur vécu. L'explosion des divorces le montre bien. Le couple est aujourd'hui accepté socialement comme une entité potentiellement transitoire qui peut exploser à tout instant et avaliser sans scrupule les dommages potentiels causés aux enfants victimes de l'inconstance des parents. On n'essaye plus de réparer ce qui est usé, on préfére jeter ce qui ne correspond plus à l'illusion du bonheur escompté.
Les miroirs ne sont plus utilisés pour vérifier l'état de son âme mais servent seulement à polir l'image narcissique de soi que l'on désire projeter à la face du monde. Comme l'a si bien dit Cocteau: Les miroirs devraient réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images.
L'angoisse
Il y a des jours où elle vous réveille avant l'aube, compagne fidèle, triste et envahissante des jours gris. Elle vous enlève l'envie de se lever, vous paralyse dans ses bras, dans la chaleur protectrice des draps. Elle vous recroqueville en position foetale comme pour éviter un coup fatal. Elle vous vole l'air de vos poumons au point que la poitrine se serre au bord de l'arrêt cardiaque. Si vous vous laisser aller, elle arrivera même a vous tirer des larmes. Vous avez un urgent désir que le temps s'arrête, que tout s'arrête, jusqu'à votre propre vie, pour échapper à ces griffes qui vous lacèrent le cerveau sans relâche. Angoisse si puissante qui dépasse toute logique, qui es tu pour nous mettre au tapis si facilement ?
L'angoisse est souvent l'expression confuse de peurs que des évènements du passé ont gravé pour toujours dans notre inconscient. De simple réaction épisodique à l'idée de l'éventualité d'une sanction, elle peut devenir résidente au point de se transformer en sentiment infectieux polluant notre personnalité. Pour la contrer, la solution de facilité est de voir le médecin traitant qui vous prescrira de petites pilules dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer. L'angoisse deviendra plus supportable, remplacée par la mauvaise humeur ou la tristesse dans les moments difficiles ou par l'euphorie si un peu d'alcool atteint le sang.
La dépendance aux comprimés fera oublier la source du mal que seul un effort conscient soutenu pourrait tarir. L'angoisse se retrouvera alors confortablement installée insensible au rideau de fumée temporaire dégagé par l antidépresseur et prête à l'attaque au moindre vent favorable.
Dans ce cas là, il faudra passer la vitesse supérieure avec une psychothérapie souvent à double tranchant. D'un cote une tentative de compréhension et déconstruction du moteur de son angoisse propre et des pilules mieux ciblées qui vous enlèvent la force de faire l'effort de révolution nécessaire du mode de penser. Sans compter que le déreglage de l' usine chimique du cerveau qui influence nos humeurs peut parfois atteindre un niveau irréversible qui interdit l'arrêt des médicaments.
Mais quelle est donc cette source intarissable de l'angoisse qui affecte tant les gens dans nos sociétés dites développées ? L'angoisse est par définition une peur indéfinie, sans raison objective. Elle se nourrit d'une peur diffuse de l'avenir qui est par définition indéfini puisqu'à venir. Vivre en permanence en fonction d'un futur par essence imaginaire est une source majeure d'angoisse quand l' intellectualisation inconsciente, à défaut de modèle prédictif objectif, génère seulement des répliques de scénarios noirs du passé ou un sentiment d' impuissance face aux conduites exigées par le modèle sociétal dominant. Autant de clients pour les psychiatres, psychologues, tireurs de tarots, astrologues, gurus vendeurs d'espoir pour contrer l'angoisse de l'inconnu.
L'accélération du rythme de vie peuple sans arrêt notre présent d'échéances à respecter. On en arrive à vivre en permanence stressés par la pression du futur sans pouvoir profiter du présent. Totalement accaparés par l'imagination et la préparation du futur comme un étudiant préparant des examens. Et avec parfois ou souvent la peur sourde de tout rater ou l'envie de tout lâcher.
Les plus efficaces et non les moins angoissés traverseront ainsi la vie à 200 à l'heure, accumulant les richesses matérielles sans jamais pouvoir profiter du paysage du présent. D'autres vivront leur vie plus lentement dans la peur du chômage et du manque d'argent. Ils se syndiqueront et achèteront des billets de la Loterie Nationale.
La vie ne peut se vivre que dans le présent. Le passé est un souvenir et le futur le seul produit de l'imagination. Le seul espace réel où se joue notre bonheur est l'instant présent. Seule cette prise de conscience et son application peuvent nous recaler avec le tic tac de l'horloge qui égrène notre vie et nous permettre de refaire surface dans le présent. Peu importe qu'il soit bon ou mauvais, le présent est une réalité qui ne peut être changée. Par contre il est possible de changer sa perception du présent, de profiter mieux du bon et de relativiser le mauvais. Se recentrer ainsi dans le temps a toujours été un des objectifs de la philosophie pour échapper aux angoisses superflues de l'existence et retrouver la tranquillité de l'esprit.
L'angoisse est souvent l'expression confuse de peurs que des évènements du passé ont gravé pour toujours dans notre inconscient. De simple réaction épisodique à l'idée de l'éventualité d'une sanction, elle peut devenir résidente au point de se transformer en sentiment infectieux polluant notre personnalité. Pour la contrer, la solution de facilité est de voir le médecin traitant qui vous prescrira de petites pilules dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer. L'angoisse deviendra plus supportable, remplacée par la mauvaise humeur ou la tristesse dans les moments difficiles ou par l'euphorie si un peu d'alcool atteint le sang.
La dépendance aux comprimés fera oublier la source du mal que seul un effort conscient soutenu pourrait tarir. L'angoisse se retrouvera alors confortablement installée insensible au rideau de fumée temporaire dégagé par l antidépresseur et prête à l'attaque au moindre vent favorable.
Dans ce cas là, il faudra passer la vitesse supérieure avec une psychothérapie souvent à double tranchant. D'un cote une tentative de compréhension et déconstruction du moteur de son angoisse propre et des pilules mieux ciblées qui vous enlèvent la force de faire l'effort de révolution nécessaire du mode de penser. Sans compter que le déreglage de l' usine chimique du cerveau qui influence nos humeurs peut parfois atteindre un niveau irréversible qui interdit l'arrêt des médicaments.
Mais quelle est donc cette source intarissable de l'angoisse qui affecte tant les gens dans nos sociétés dites développées ? L'angoisse est par définition une peur indéfinie, sans raison objective. Elle se nourrit d'une peur diffuse de l'avenir qui est par définition indéfini puisqu'à venir. Vivre en permanence en fonction d'un futur par essence imaginaire est une source majeure d'angoisse quand l' intellectualisation inconsciente, à défaut de modèle prédictif objectif, génère seulement des répliques de scénarios noirs du passé ou un sentiment d' impuissance face aux conduites exigées par le modèle sociétal dominant. Autant de clients pour les psychiatres, psychologues, tireurs de tarots, astrologues, gurus vendeurs d'espoir pour contrer l'angoisse de l'inconnu.
L'accélération du rythme de vie peuple sans arrêt notre présent d'échéances à respecter. On en arrive à vivre en permanence stressés par la pression du futur sans pouvoir profiter du présent. Totalement accaparés par l'imagination et la préparation du futur comme un étudiant préparant des examens. Et avec parfois ou souvent la peur sourde de tout rater ou l'envie de tout lâcher.
Les plus efficaces et non les moins angoissés traverseront ainsi la vie à 200 à l'heure, accumulant les richesses matérielles sans jamais pouvoir profiter du paysage du présent. D'autres vivront leur vie plus lentement dans la peur du chômage et du manque d'argent. Ils se syndiqueront et achèteront des billets de la Loterie Nationale.
La vie ne peut se vivre que dans le présent. Le passé est un souvenir et le futur le seul produit de l'imagination. Le seul espace réel où se joue notre bonheur est l'instant présent. Seule cette prise de conscience et son application peuvent nous recaler avec le tic tac de l'horloge qui égrène notre vie et nous permettre de refaire surface dans le présent. Peu importe qu'il soit bon ou mauvais, le présent est une réalité qui ne peut être changée. Par contre il est possible de changer sa perception du présent, de profiter mieux du bon et de relativiser le mauvais. Se recentrer ainsi dans le temps a toujours été un des objectifs de la philosophie pour échapper aux angoisses superflues de l'existence et retrouver la tranquillité de l'esprit.
La fuite hors du présent
Pendant des millénaires, l'homme a vécu au rythme cosmique de l'alternance du jour et de la nuit, des saisons, de la naissance, de la vie et de la mort. Les cycles du sommeil et du travail étaient réglés par les saisons. Le seul éclairage nocturne étaient la lueur de la bougie, de la lampe à huile ou du feu de cheminée.
Les inventions combinées de l'électricité et de l'ampoule électrique ont cassé ce rythme naturel en rallongeant les journées à volonté. Le téléphone, la radio, les transports motorisés ont profondément modifié le rapport de l'homme avec l'espace et le temps et cassé sa synchronisation millénaire avec le rythme du cosmos. On ne percoit pas en effet le monde de la meme manière à 130 km/h sur une autoroute qu'au cours d'une randonnée dans des sentiers de campagne ou de montagne.
L'activite humaine jadis quasi-immobile dans l'espace-temps d'une vie s'est convertie progressivement en une succession ininterrompue de déplacements à grande vitesse avec des horaires, des taches à accomplir et des échéances à respecter. Une course hystérique à la performance a remplacé la lenteur d'un mode de vie séculaire réglé par la nature.
En retour l'homme moderne a pu propulser en moins d'un siécle sa productivité et son confort matériel de vie à des niveaux jadis impensables. Mais cette appropriation du temps et l'espace est purement illusoire, car l'homme a changé sans s'en rendre compte de dimension temporelle en prenant l'habitude de se projeter en permanence dans un avenir où son emploi du temps ne cesse d'ajouter des taches à effectuer.
Le paradoxe est que plus on croit gagner du temps, plus on en perd. Car le seul temps de vie dont on est propriétaire est le présent. On peut toujours rever de lendemains qui chantent, mais la seule dimension réelle est le présent. Demain, nous serons peut etre morts. Le futur n'est qu'un reve eveillé où l'on projette ses désirs. Et pendant que l'on reve du futur on est aveugle au présent, à la communication avec les autres. Ainsi les gens pressés, les utopistes vivent dans un univers décalé qui les empechent de vivre la réalite du présent.
Le temps est la division de cycles naturels qui peuvent se schématiser par des cercles concentriques, le cycle de 24h, le cycle des saisons et de l'année, le cycle personnel de la vie, de la naissance à la mort. Le temps qui passe sans qu'on s'en rende compte ne compte pas, il est vide de conscience. Seul compte le temps qui dure, ces instants où l'on arrive à ralentir le cours du temps pour mieux le savourer. Le reste du temps nous échappe comme le sable entre les doigts. Il faudrait réapprendre à vivre à temps partiel dans le temps cosmique, dans son flux lent de rivière tranquille duquel on peut admirer les berges et le paysage des hommes. L'ame apaisée, l'homme peut alors entrer dans l'immobilité éternelle du temps cosmique, le présent mythique des sociétés primitives. Et retrouver la sérénité qu'il a perdu. Mais l'homme moderne a perdu cette relation au cosmos qui lui donnait le pouvoir d'arreter le temps, de ne plus voir en lui une pression,
Plus l'homme s'éloigne de cette capacité à arreter le temps, plus il se mue en un vulgaire robot programmé seulement pour réaliser des taches imposées par la société. Toute son attention, toute sa capacité de concentration sont tendues vers un seul but et l'empechent de vivre dans le présent. Apres on entendra des remarques: je n ai pas vu le temps passer, on a pas vu grandir les enfants et une sensation d'amertume de n'avoir pu profiter de la vie.
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